
Après plus de sept mois d’accompagnement et de mobilisation, M. Jean-Étienne Godot a obtenu gain de cause pour une agente d’une collectivité du Jura.
Cette agente occupait depuis cinq ans un poste aménagé, adapté à sa situation de travailleuse handicapée. Pourtant, la collectivité souhaitait la déplacer vers des postes déclarés inaptes à son état de santé. Face à cette décision injuste, nous avons choisi de ne rien lâcher.
Pendant des mois, nous avons privilégié le dialogue et la recherche de solutions : échanges avec la collectivité, interventions de la médecine du travail, avis médicaux, expertises, contre-expertises et défense constante des droits de l’agente. Mais lorsque le dialogue ne suffit plus, il faut savoir faire preuve de fermeté et rappeler à chacun ses obligations.

Notre détermination a porté ses fruits. Sans avoir à saisir le tribunal administratif, une solution a finalement été trouvée. À compter du 1er juillet, cette agente réintégrera le poste aménagé qu’elle occupait initialement.
C’est une victoire pour cette agente, qui a traversé des mois d’incertitude et de pression. C’est aussi un rappel adressé à toutes les collectivités : le respect des droits des agents n’est pas une option. Lorsqu’un dossier est solide et que le droit est du côté de l’agent, il est du devoir des employeurs publics d’en tenir compte.
Cette affaire démontre également qu’un handicap, qu’il soit visible ou invisible, ne doit jamais conduire à l’isolement, à la mise à l’écart ou à des décisions contraires aux préconisations médicales.
À tous les agents confrontés à des situations similaires : ne restez pas seuls. Faites-vous accompagner, informez-vous sur vos droits et ne renoncez pas. Avec de la solidarité, de la persévérance et un engagement syndical sans faille, il est possible d’obtenir justice.
✊ La FSU Territoriale Bourgogne–Franche-Comté sera toujours aux côtés des agents pour défendre leurs droits, leur dignité et leurs conditions de travail.
Ne rien lâcher. Défendre. Accompagner. Faire respecter les droits de chacune et chacun.




