Territoriaux Snuclias

Tout ce qui n’est pas mesurable n’existe plus !

Le 09/05/2014

C’est pourquoi, notre organisation syndicale a voulu mener campagne à travers plusieurs clips vidéos que nous avons écrit, travaillé et que nous mettrons en ligne au fur et à mesure de l’année 2014.

Les dangers de l’entretien professionnel n’ont cessé d’être dénoncés, que ce soit par des syndicats, des sociologues du travail ou même par des pontes du parti socialiste.

Là où il commence à se mettre en place, peu d’agents s’en méfient, souvent parce que les premières années, il n’est pas encore demandé aux salariés de répondre à des objectifs intenables et qui n’ont pas de sens au regard de nos missions de service public.

Voir aussi notre article sur l’entretien professionnel annuel (EPA) :

Ces clips ont pour but de montrer :

- les dangers de l’entretien professionnel annuel,
- la répercussion d’une vision gestionnaire des services publics,
- comment le manage-ment infantilise,
- qu’évaluer le travail, c’est donner de la valeur à ce que l’on fait, ce n’est pas « mesurer » ou « quantifier » nos métiers qui ne peuvent l’être dans plein de ses aspects.

Première vidéo : Les Dominos

Pour écrire les « dominos », nous nous sommes inspirés du texte « L’action sociale : boulet financier ou renouveau de la solidarité »1 dans lequel on peut lire : « Cette réticence de la société, et par répercussion de nos collectivités, à la prise de risque fixe également les limites, ou plutôt l’absence de limite, dans les modes de prise en charge : peu de contraintes de temps ou d’objectifs cibles qui permettraient non seulement de réorienter l’accompagnement voire de l’arrêter, mais aussi de rééquilibrer les responsabilités respectives entre services sociaux, partenaires et usagers. (…) Accepter que l’accès à l’autonomie soit parfois facilité par une absence d’intervention ou une intervention limitée dans le temps et dans son périmètre, accepter l’échec de l’intervention si les résultats visés ne sont pas atteints et en déduire l’arrêt de l’accompagnement, accepter aussi que l’intervention sociale traite surtout les symptômes et pas les causes, qui relèvent d’autres champs d’intervention. »

1 texte écrit en 2012 par 3 DGS (directeurs généraux des services) de 3 départements et soutenu par 31 autres DGS, à lire ici :

Deuxième vidéo : Compte à rebours

Le « compte à rebours » tente de montrer les effets dévastateurs de l’entretien professionnel au fil des ans. Nous précisons que la MAC (mission d’accompagnement au changement) existe au Conseil général du 93 et que les objectifs SMART (spécifique, matérialisable, accessible, réaliste, temporalisé) sont définis ainsi dans plusieurs collectivités territoriales (Conseils généraux de la Seine-Saint-Denis et de l’Oise par exemple).

Troisième vidéo : Témoignage

Le « témoignage » a été réalisé par une professionnelle de NAJE à partir du récit d’une assistante sociale qui était plutôt favorable à l’entretien professionnel au début de sa mise en place parce qu’elle trouvait la notation infantilisante et pensait réellement que ce nouvel outil valoriserait son travail et lui donnerait de la reconnaissance.

Quatrième vidéo : Demande urgente

La demande urgente est également basée sur un vrai témoignage. Elle révèle le poids des procédures et le fossé grandissant entre agents de la base et cadres.

Cinquième vidéo : Les dossiers

Les dossiers illustrent la quantité de travail exigé au détriment de la qualité ; ce qui compte ici, c’est de faire du chiffre, de réaliser un objectif intenable, peu importe la façon dont les dossiers sont étudiés. L’évaluation du service laisse la place à l’évaluation de chaque agent dont le savoir faire est annulé au profit d’une technicité, de l’exécution des tâches,

Sixième vidéo : La montre

Cette vidéo, comme celle que nous mettrons en ligne en novembre 2014, raconte des moments où des professionnel-le-s du travail social (assistants sociaux, éducateurs spécialisés) ont eu le sentiment d’avoir concrètement fait du bon travail. Cela souligne qu’une partie de leur travail n’est ni mesurable, ni quantifiable. C’est cette partie invisible qui n’apparaît pas dans l’évaluation qui constitue pourtant l’essentiel du travail, la manière dont on est parvenu à le réaliser avec nos savoir-faire et notre expérience acquise.

Septième vidéo : Détour

Cette vidéo, comme la précédente vidéo que nous avons mis en ligne "la montre" raconte un moment où des professionnels du travail social (assistants sociaux, éducateurs spécialisés) ont eu le sentiment d’avoir concrètement fait du bon travail. Cela souligne qu’une partie de leur travail n’est ni mesurable, ni quantifiable. C’est cette partie invisible qui n’apparaît pas dans l’évaluation qui constitue pourtant l’essentiel du travail, la manière dont on est parvenu à la réaliser avec nos savoirs faire et notre expérience acquise.

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